Thursday, January 10, 2008

Chypre envisage d’importer de l’eau pour lutter contre la sécheresse

Actualités News Environnement
09/01/2008 13:25 (Par Sandra BESSON)

Chypre est depuis un certain temps confrontée à une sécheresse des plus persistantes et virulentes, et souffre de la chaleur par ces mois d'hiver. Pour remédier à la situation, qui devient plus que préoccupante, le pays envisage d'importer de l'eau.

Chypre, qui est durement touchée par la sécheresse, envisage d’importer de l’eau pour pallier à une pénurie de plus en plus inquiétante, qui menace de mettre à sec les réserves d’eau de l’île d’après les déclarations mercredi du ministre de l’agriculture du pays.

Chypre importera de l’eau par tankers depuis la Grèce en fonction de l’évolution du climat au cours des deux prochains mois, mais les prévisions semblent assez pessimistes quant à l’augmentation des taux de précipitations, d’après les déclarations de Photis Photiou, le ministre de l’agriculture de Chypre.

« Nous sommes le 9 janvier. Nous devrions être en hiver, mais nous avons l’impression d’être en été » a-t-il déclaré à Reuters.

Chypre est familière de la sécheresse, mais la pénurie d'eau actuelle est tellement grave que de nombreux chypriotes très croyants se rendent régulièrement dans leur Eglise pour prier pour qu’il pleuve.

Les autorités envisagent d’importer de l’eau provenant de l’île de Crète en Grèce si la sécheresse persiste encore.

« Ce n’est pas un travail facile. Nous avions envisagé cette option il y a sept ou huit ans et les coûts de l’opération à l’époque étaient vraiment très élevés. Certains problèmes ont été depuis résolus » a déclaré Photis Photiou.

Les pénuries d’eau ont engendré un rationnement strict des agriculteurs et des réductions sont également envisagées pour les foyers, si la situation ne s’est pas améliorée d’ici le mois d’avril.

Les données officielles suggèrent que les précipitations sur Chypre ont diminué d’environ 20% au cours des 35 dernières années, un déclin que les responsables attribuent au changement climatique.

Chypre a deux usines de dessalement qui fonctionnent à plein régime, et un tiers de la production devrait couler à flot au mois de juin. Les réservoirs étaient à 9,2% pleins le 8 janvier, représentant environ 25,3 millions de mètres cube d’eau.

Tuesday, January 08, 2008

Tananarive : fin de la coupure d'eau


Bonne nouvelle pour les habitants de la capitale malgache !

La Jirama et la commune d’Antananarivo ont trouvé un consensus dans le litige qui les oppose à propos des factures impayées d’eau et d’électricité. L’eau et la lumière ont été ainsi rétablies à Antananarivo depuis hier.
Fin du cauchemar pour des quartiers et des Écoles primaires publiques (EPP) de la capitale, privés d'eau et d'électricité depuis environ une semaine. La Société d'approvisionnement en électricité et en eau (Jirama) met un terme à la coupure.


Saturday, January 05, 2008

De nombreux quartiers privés d’eau à Tananarive

Quelques quartiers de la capitale ont subi leur première journée de coupure d'eau et d'électricité. Les difficultés commencent dans plusieurs foyers.

Panique à Ambohimanarina, Andavamamba et Analamahitsy. Ces quartiers figurent parmi les premiers à vivre une journée sans eau et une nuit sans électricité. Du moins aux bornes fontaines et sur les voies publiques. Alertée par les nouvelles publiées dans les journaux de la capitale, une mère de famille a accouru de bon matin pour puiser de l'eau à une borne fontaine de son quartier à Andavamamba. Aucune goutte d'eau n'en est tombée.«Je n'ai jamais imaginé que la Jirama puisse vraiment nous priver de cette ressource indispensable», se lamente-t-elle. Comme elle, beaucoup de ses voisins ont dû trouver d'autres points d'eau où s'approvisionner pour la journée.

Perturbations

Dans certains quartiers du sixième arrondissement, les habitants ont subi le même sort. Trouver une borne fontaine qui fonctionne, leur a pris quelques heures. « En dernier recours, nous avons profité de la pluie qui est tombée pour nous fournir un demi-seau d'eau», déclare Pâquerette Ratiarison d'Ambohimanarina, dont l'emploi du temps a été complètement perturbé.

Les premières victimes

«Je voulais faire la lessive ce matin, mais comme la borne fontaine ne marche pas, j'ai dû laisser mon linge tremper dans la cuvette toute la journée», précise-t-elle. Selon Andry Rajoelina, le nouveau maire de la ville, «les quartiers où il a obtenu un maximum de voix aux municipales, sont les premières victimes de la décision de la Jirama».Néanmoins, les discussions entre les deux parties ont commencé, hier. Il a rencontré, dans l'après-midi, Bernhard Rohman, directeur général de la Jirama, sans qu'aucune information n’ait filtré.

Articlé publié dans l'Express de Madagascar du 05/01/2008

Friday, January 04, 2008

La Jirama coupe l’eau et l’électricité à Tana

A cause d’arriérés de factures entre janvier 2006 et août 2007, la Jirama a décidé de ne plus fournir de l’eau et de l’électricité à la Commune urbaine d’Antananarivo. La décision, effective depuis hier, sera appliquée de façon progressive.

La Jirama traite ses clients sur le même pied d'égalité. Mauvais payeur, la mairie d'Antananarivo se voit privée d'eau et d'électricité.

Une véritable électrocution. Pour Andry Rajoelina, nouveau maire de Tana, tous les voeux de bonne année semblent vains. A peine arrivé de Maurice où il a eu des promesses de collaboration, il tombe sur une mise en demeure de la Jirama. L'approvisionnement en eau et en électricité sera coupé dans les six arrondissements. Attéré, désemparé, Andry Rajoelina se rend à à l'évidence. « Cette coupure doit être liée à l'existence de factures impayées depuis des mois ». La Jirama le confirme. « Les dettes de la commune urbaine d'Anatananarivo envers la Jirama s'accumulent dans les agences d'Ambatonakanga, de Mahavoky et des 67 hectares. Elles se chiffrent à 1,4 milliards ariary pour la période de janvier 2006 à août 2007 », précise la responsable de la communication.Sans état d'âme, elle annonce la sanction appropriée à tout client véreux. « On doit procéder à une coupure progressive si les dettes ne sont pas apurées », souligne-t-elle. En haut de la hiérarchie, le langage est encore davantage infléxible.

L'odeur d'un coup bas

Dieudonné Raoelijaona, directeur général adjoint chargé de l'électricité enfonce le clou. « La Commune urbaine de Tana est un client comme un autre. La situation est devenue irréversible puisque nous lui avons donné un délai maximum pour qu'elle règle ses arriérés. Mais elle ne s'est pas manifestée » précise-t-il.La sentence est ainsi appliquée au nom de la continuité de la Commune. Andry Rajoelina a eu le tort de prendre le... train en marche et hérite du passif comme de l'actif de la CUA. C'était prévisible depuis la passation avec son prédécesseur. Le nouveau maire de Tana sent ainsi l'odeur d'un coup bas. « Il y a des bâtons dans les roues mais nous continuons à faire appel aux bonnes volontés. C'est la population qui pâtît de ses manoeuvres insensées et non pas la personne du maire » a-t-il lancé, hier, à Tsimbazaza lors de la cérémonie de présentation de voeux du personnel de la mairie. Les faits semblent lui donner raison. Aussi étrange que cela puisse paraître, la décision semble avoir été prise par dessus la tête du directeur général de la Jirama, Bernhard Rohman, revenu d'une mission à l'étranger. « Je descends à peine de l'avion. Je ne suis pas encore au courant de cette situation. Je vous donnerai des précisions ultérieurement » a-t-il déclaré au téléphone. L'avancée du TGV est ainsi semée d'embûches. Hier, dans certains quartiers de la capitale, des bornes fontaines ne fonctionnaient plus. Des usagers crient au scandale. « C'est un véritable sabotage » peste Jean Pierre, un vendeur de beignet à Analamahitsy qui doit faire quelques mètres de plus pour remplir un seau d'eau.Des rues n'étaient plus éclairées à l'image d'une partie du Boulevard de l'Europe où la sécurité est déjà précaire.

Hier, Andry Rajoelina et son staff ont tenu une réunion d'urgence pour tenter de trouver une solution provisoire. Pour le moment, aucune solution n'a été trouvée.
Article paru le 4/01/2008 sur L'express de Madagascar

Friday, December 14, 2007

Les glaciers fondent vite, les pénuries d'eau augmentent

PEKIN (Reuters) - Les glaciers de haute altitude de l'ouest de la Chine ont diminué de près d'un cinquième au cours des cinq dernières années du fait du réchauffement climatique planétaire, ont rapporté vendredi les médias chinois, qui citent les résultats préliminaires d'une étude toujours en cours.



Cette diminution est tout particulièrement manifeste dans deux régions situées dans le Xinjiang et le Tibet, écrit l'agence de presse officielle Chine nouvelle.

"Le réchauffement climatique mondial a provoqué une hausse de la température moyenne de l'ouest de la Chine ces dernières décennies. Cela a entraîné une diminution des glaciers, un dégel du permafrost et une aggravation de l'aridité", rapporte l'agence en paraphrasant Ding Yongjian, chercheur à l'Académie chinoise des sciences.


La fonte des glaces himalayennes aura tôt ou tard des conséquences majeures sur le débit des grandes fleuves qui naissent dans ces glaciers, comme le Gange, l'Indus et le Brahmapoutre, qui arrosent des régions densément peuplées de l'Inde, du Pakistan et du Bangladesh, mais aussi le Yangtsé Kiang, le fleuve bleu, dans le bassin duquel vivent des centaines de millions de Chinois.


MENACES SUR L'EAU

Au même moment, le gouvernement chinois avertit que la Chine aura exploité la totalité de ses réserves d'eau disponibles à l'horizon 2030, et a donné pour consigne aux autorités de se préparer au pire, le réchauffement climatique asséchant lacs et rivières.

"Ces dernières années, le développement économique et social a entraîné une augmentation de la demande en eau, et, avec l'impact du réchauffement climatique mondial, les sécheresses et les pénuries d'eau vont aller s'aggravant", lit-on dans une directive rendue publique jeudi soir.



Source : http://www.lemonde.fr/

Sunday, December 09, 2007

La ville indienne « la plus pluvieuse au monde »

News: ISRAEL INDE : Les scientifiques israéliens vont aider la ville indienne « la plus pluvieuse au monde » à faire face à sa pénurie d’eau
potable.

Les scientifiques israéliens vont aider la ville indienne « la plus pluvieuse au monde » à faire face à sa pénurie d’eau potable.

Les habitants de Sohra en Inde vont bénéficier de l’expertise israélienne en termes de traitement de l’eau de pluie.

Les scientifiques israéliens, qui travaillent au Center for International Agricultural Development Co-operation (CINADCO), auront pour mission de développer des techniques pour utiliser les précipitations à des fins agricoles, pour développer des infrastructures en eau potable, et pour éduquer la population à l’utilité de ce projet.

Selon l’accord officiel signé par les Indiens le mois dernier, ce projet commencera l’année prochaine et permettra à la ville de faire face à sa pénurie d’eau potable.

Cela est très surprenant, voire ironique, puisque cette ville reçoit plus de 20 000 touristes chaque année qui viennent constater sa réputation de « ville où il pleut le plus au monde ».

Cette initiative fait partie d’un grand projet initié en 1950 par le Ministère des Affaires Etrangères (à travers le CINADCO), et qui a pour but de faire partager les connaissances israéliennes en agriculture.—
M.F


Par Mickael Finkelstein
Rubrique: Coopération


Wednesday, November 21, 2007

Taxe sur les bouteilles d'eau à Toronto

Le maire de Toronto David Miller se montre ouvert à ce que la municipalité évalue la possibilité d'imposer une taxe sur l'eau en bouteille.

Le conseiller Bill Saundercook milite pour l'imposition d'une taxe de 5 cents pour l'eau embouteillée dans la provinciale et de 10 cents supplémentaires pour l'eau importée de l'extérieur de la province. Chicago a imposé une telle taxe la semaine dernière.

Monday, November 19, 2007

Le réchauffement climatique menace l'eau potable

Une étude de l'Université américaine de l'Ohio révèle que la montée du niveau des mers en raison du réchauffement climatique pourrait absorber l'eau potable souterraine.

En effet, les chercheurs de l'Université ont mis à jour que dans de nombreuses régions côtières, l'eau de mer risquait de s'infiltrer dans l'eau douce souterraine du plateau continental et de la contaminer, au-delà même des côtes. Quant au degré de contamination, tout dépend de la structure géographique des côtes.

En effet, une côte plutôt sablonneuse permet plus facilement aux eaux souterraines de se mélanger à l'eau de mer, qu'une côte plutôt rocailleuse. A l'occasion d'un entretien téléphonique avec l'AFP, Motomu Ibaraki, professeur d'hydrologie à l'origine de cette étude, confie que " la structure complexe du sol peut accroitre le mélange entre eau salée et eau douce".

Une perte 40% plus importante que les prévisions classiques

Il continue, "dans la plupart des études, on considère que si la ligne côtière recule de 100 mètres alors l'eau douce recule de 100 mètre. Et bien notre étude montre que le recul (de l'eau douce) est supérieur". Il estime ainsi que la perte d'eau douce peut-être 40% supérieure à ce que l'on s'attend.

Ce constat est d'autant plus alarmant que le Giec, nouveau prix Nobel de la paix pour ses travaux, prévoit une hausse moyenne des océans de 14 à 44 centimètres d'ici 2100. Quand on sait qu'il faut très peu d'eau salée pour rendre l'eau potable impropre à la consommation…

Cette étude qui attends encore d'être soumise à un comité de lecture d'une revue scientifique avant de paraître, intervient quelques semaines avant l'ouverture de la prochaine conférence de Bali sur le climat en décembre.

Wednesday, November 14, 2007

Europe : un tiers des espèces de poissons d’eau douce menacé de disparition

D’après une étude scientifique publiée en collaboration avec l’Union Mondiale pour la Nature (UICN), 200 des 522 espèces européennes de poissons d’eau douce sont menacées d’extinction tandis que 12 sont déjà éteintes. Soit un degré de menace beaucoup plus élevé que pour les oiseaux ou les mammifères d’Europe.

La croissance démographique et le développement de l’industrie et de l’agriculture depuis 100 ans ont entraîné la destruction de près de 60% des zones humides d’Europe et seraient à l’origine de ce risque d’extinction des poissons d’eau douce d’Europe.

Or, ces espèces jouent un rôle vital dans les écosystèmes d’eau douce dont nous dépendons, par exemple, pour l’épuration de l’eau et la maîtrise des inondations.

Sont aujourd’hui mis en cause: le prélèvement d’eau par les agriculteurs particulièrement important dans les régions sèches de la Méditerranée, les grands barrages qui ont une incidence majeure sur l’extinction des espèces migratrices et la gestion inadaptée des pêcheries (sur-pêche, introduction d’espèces exotiques et de leurs maladies).

Les régions les plus à risque sont le cours inférieur du Danube, du Dniestr, du Dniepr, de la Volga et de l’Oural, la péninsule des Balkans et le sud-ouest de l’Espagne. Les espèces les plus menacées: l’anguille et le jarabugo.

Selon les auteurs de l’étude, « il n’est pas trop tard pour sauver ces espèces si les gouvernements de l’Europe et de l’Union Européenne prennent des mesures dès maintenant.

Source :
http://www.gondwana-agency.com/

Tuesday, October 30, 2007

Les biocarburants menacent les réserves en eau de la Chine

Une étude révèle que les plans ambitieux de la Chine et de son voisin indien pour augmenter leurs productions de biocarburants vont entamer les réserves en eau des pays et compromettre leur capacité à nourrir leur population.

La Chine et l'Inde, qui devraient représenter près de 70% de la demande mondiale de pétrole d'ici 2030, misent sur les biocarburants moins onéreux pour alimenter leurs économies, selon l'Institut International de Gestion de la Ressource en Eau.

« Mais pour cultiver les plantes à l'origine du carburant, vous avez besoin de plus d'eau et de terres », explique Charlotte de Fraiture, une scientifique de l'institut et auteur principal de l'étude sur les biocarburants.

La Chine et l'Inde comptent chacune plus d'un milliard d'habitants et « souffrent de pénuries d'eau qui ne feront qu'empirer puisque la demande en nourriture suit le même rythme que la croissance de la population, à l'alimentation plus variée et aux revenus en augmentation. »

Les deux géants asiatiques « ont déjà du mal à trouver l'eau nécessaire à leur production de cultures vivrières », constate l'étude.

Alors que les prix du baril de brut dépassent les 80 dollars, les pays comptent de plus en plus sur les biocarburants, qui produisent de l'énergie à partir de déchets organiques, de bois, de déjections ou de résidus de canne à sucre et céréales.

La Chine prévoit d'utiliser principalement du maïs, alors que l'Inde s'oriente davantage vers la canne à sucre.Les deux cultures sont très gourmandes en eau, ajoute Charlotte de Fraiture.

La Chine souhaite porter son volume annuel à 15 milliards de litres d'éthanol en 2020, contre 3,6 milliards en 2002.Pour atteindre cet objectif, son agriculture devra fournir 26% de maïs en plus.

« La production des cultures énergétiques en Chine et en Inde pourrait mettre en danger l'utilisation durable de la ressource en eau, affectant ainsi l'irrigation destinée aux cultures alimentaires, comme les céréales et les légumes, qui devront être importées en plus grandes quantités », note Charlotte de Fraiture.

La Chine met actuellement sur pied un projet coûteux de transfert des eaux du sud du pays vers le nord, surexploitant les ressources des nappes phréatiques.« La Chine et l'Inde ont besoin d'une nouvelle approche pour reconsidérer leur façon de produire des biocarburants », conclut Charlotte de Fraiture.

Le rapport suggère aux autorités d'envisager de planter du sorgho pour obtenir de l'éthanol et des espèces telles que le jatropha et le pongamia pour le biodiesel. Ces choix réduiraient la compétition entre les besoins en eau pour la production de nourriture humaine, animale et celle des biocarburants.

Wednesday, October 24, 2007

Henri Texier : "Avoir la maîtrise de l'eau"

Musicien de jazz, vous avez intitulé le dernier album de votre Strada Sextet Alerte à l'eau. Quelle avancée attendez-vous d'une nouvelle politique écologique de la France ?

Je n'attends rien. Depuis toujours, quels qu'aient été les gouvernements, il ne s'est rien passé d'essentiel. Leur politique n'a été faite que d'hypocrisie et de mensonges délibérés. Avec le Grenelle de l'environnement, nos dirigeants, ou plutôt notre dirigeant, veut faire croire qu'il écoute alors qu'il ne pense qu'à vendre des centrales nucléaires. Quand on voit avec quel cynisme les pesticides ont été répandus, sans retenue, pendant des années sur les Antilles, on constate que la France a zéro politique écologique.

Les seules mesures qui iraient dans le bon sens seraient d'interdire – en exerçant une répression draconienne – la fabrication et l'importation de produits polluants; de se donner les moyens d'avoir la maîtrise sans partage de l'eau et des sources d'énergie entièrement basées sur le renouvelable; d'exiger que l'habitat et les cultures soient totalement écologiques.

A ce prix seulement les terres et les eaux pourraient redevenir saines. Que cela soit engagé et, ensuite, il pourra être question de "discuter".


San Francisco fait la chasse aux bouteilles d'eau

L'eau en bouteille est une nouvelle fois remise en cause. Cette fois-ci ce sont les maires de San Francisco et de New-York qui décident de s'attaquer au problème.

Dans son édition d'aujourd'hui, le quotidien "La Tribune" révèle donc que les bouteilles d'eau sont devenue "la bête noire des maires des deux plus grandes villes du monde" à savoir New-York et San Francisco. Les bouteilles d'eau sont en effet largement remise en cause du fait de leurs caractère néfaste sur l'environnement.

Un "non-sens"

Selon, Gavin Newsom, le maire de San Francisco, la consommation d'eau en bouteille constitue un "non-sens". En effet, il confiait à la presse locale que "livrer ces bouteilles nécessite de bruler des quantités importantes de carburant fossile qui rejette dans l'atmopshère du CO2. Or, tout ce gaspillage et cette pollution sont générés par un produit dont la qualité est souvent inférieure à celle de l'eau du robinet de San Francisco".

Il a d'ores et déjà mis tous les fonctionnaires de la ville à l'eau du robinet et plusieurs restaurants lui emboitent le pas en ne proposant que l'eau en carafe dans leurs établissements.

Les producteurs d'eau contre-attaquent

De leur côté, les producteurs d'eau, rassemblés au sein de l'Association internationale de l'eau en bouteille (Ibwa) lancent une nouvelle campagne qui met en avant leur implication dans les politiques de recyclage.

Pour rappel, le marché de l'eau en bouteille pèse 28,3 milliards de litres aux Etats-Unis.

Tuesday, October 23, 2007

Europe: la pollution réduit l'espérance de vie

La mauvaise qualité de l'air et de l'eau ainsi que les changements environnementaux imputés au réchauffement climatique dans le monde ont réduit de près d'un an l'espérance de vie des Européens, estime l'Agence européenne pour l'environnement (AEE).

Cet organe de l'Union européenne recommande d'agir rapidement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et améliorer la qualité de l'air aussi bien que de l'eau.

Des centaines de milliers d'Européens meurent prématurément à cause de la pollution atmosphérique, prévient l'AEE dans le rapport présenté lors d'une conférence ministérielle à Belgrade, en Serbie. "Le nombre estimé de vies humaines perdues chaque année est nettement plus élevé que pour les accidents de voiture" et à ce rythme, l'espérance de vie en Europe occidentale et centrale reculera d'un an, déclarent les auteurs du document, qui attirent également l'attention sur le risque pour le développement des enfants. L'espérance de vie est actuellement de 70 ans pour les hommes et 674 pour les femmes.

La situation en ce qui concerne la pollution est similaire en Europe orientale, avec les gaz d'échappement des voitures et l'industrialisation des anciennes républiques soviétiques, selon le rapport. Plus de 100 millions de personnes n'ont pas accès à de l'eau potable.

Le rapport rappelle que pour limiter l'augmentation de la température sur terre, les émissions de gaz à effet de serre doivent être réduites de jusqu'à 50% d'ici à 2050 -l'objectif fixé par l'Union européenne.

Sunday, October 21, 2007

Chasseurs d’eau à Sydney

Ecologie. La sécheresse, de plus en plus présente dans les villes australiennes, contraint les citadins à aménager leur quotidien pour préserver l’eau.

De Florence Decamp correspondante à Sydney pour Libération
QUOTIDIEN : mardi 23 octobre 2007


Elles ont des rondeurs et des couleurs de berlingots. «Nous en avons des cylindriques, des plates, des incurvées, des souples, des dures, des petites, des lisses ou des cannelées… Rouge coquelicot, vert anis et aqua marine», avait précisé le vendeur avec gourmandise. Comme à la parade, dans cet entrepôt d’une banlieue de Sydney, sont exposées des dizaines de citernes que viennent acheter les habitants de la ville pour conserver l’eau de pluie. Non pas des forcenés de l’environnement mais des gens convaincus qu’il est désormais impossible d’échapper à la sécheresse qui semble s’être installée de façon tendantielle en Australie depuis plusieurs années. Une calamité évoquée presque tous les jours par la presse australienne. «Vous avez vu la télé, hier soir ?» Frances frissonne encore au souvenir de ces moutons, bondissant comme des lapins enragés, se piétinant pour envahir un champ et dévorer des herbes jaunes sous les yeux d’un fermier épuisé : «Ma récolte de blé est foutue, alors autant que les moutons en profitent…» Toute chamboulée, Frances, juge de paix, a décidé qu’il fallait agir, acheter une citerne et oublier le temps où chacun laissait l’eau couler à flots… Elle n’est pas la seule. De plus en plus d’Australiens – dans leurs jardins, sur leurs toits et sur leur balcons – organisent leurs maisons en citadelle prête à subir le siège de la sécheresse.

Obsession. Le gouvernement de l’Etat de la Nouvelle-Galles du Sud a prévenu que, quels que soient la pluviométrie et le niveau des barrages qui alimentent la ville, les restrictions d’eau resteraient en place. Et les irréductibles qui s’étaient crus sauvés par un récent déluge sur Sydney, persuadés qu’ils pourraient enfin changer l’eau de la piscine, asperger leurs jardins, laver leurs voitures au jet, et non plus à l’arrosoir, sans risquer une amende, ont dû revoir leurs positions. Alors que sur les côtes du pays fleurissent les usines de désalinisation et de recyclage des eaux usées, des patrouilles de rangers vont être organisées la nuit, sur les rivières, pour traquer les voleurs d’eau. Les satellites seront aussi mis à contribution pour repérer les fermiers qui dépassent leurs quotas. Quiconque surpris en train de détourner de l’eau devra payer une amende qui pourra atteindre 275 000 dollars australiens (172 000 euros). «Nous savons maintenant que le changement de climat est réel, a constaté Morris Iemma,chef de l’exécutif de la Nouvelle-Galles du Sud, nous allons devoir modifier nos habitudes.» Trouver de l’eau, la conserver et la défendre est devenu une obsession chez les Australiens, qui sont parmi les plus gros consommateurs d’eau de la planète...

Lire tout l'article :

http://www.liberation.fr/transversales/futur/reportage/286639.FR.php

Friday, October 19, 2007

L'éthanol menace les réserves d'eau douce

Une importante étude financée par le gouvernement américain affirme que l'explosion de la culture du maïs pour sa transformation en carburant menace les réserves d'eau douce aux États-Unis.

Au début de l'année, dans son discours sur l'état de l'Union, le président George W. Bush a émis le souhait que, d'ici 10 ans, la production d'éthanol atteigne 130 milliards de litres. C'est six fois plus qu'en 2006.

L'éthanol est obtenu à partir de plantes riches en sucre, le maïs principalement. Ces dernières années, l'industrie automobile en a fait l'un de ses principaux arguments écolos. En effet, l'éthanol contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Par contre, son effet sur la qualité de l'air est mitigé. La nouvelle étude dévoilée cette semaine jette un nouveau doute sur ce carburant controversé.

«Si l'augmentation projetée de l'utilisation du maïs pour la production d'éthanol se réalise, il y aura des dommages considérables à la qualité de l'eau et des problèmes d'approvisionnement pourraient survenir localement ou à l'échelle régionale», affirme dans un communiqué le National Research Council.

Le NRC est un organisme de recherche privé lié à l'Académie nationale des sciences des États-Unis. Cette recherche sur les biocarburants a été financée par l'agence américaine de protection de l'environnement (EPA).

Pesticides et engrais

La culture du maïs est celle qui requiert le plus de pesticides et d'engrais, souligne le comité qui a rédigé le rapport. «La conversion des cultures vers le maïs entraînerait une hausse importante des épandages d'azote très soluble, qui pourrait migrer vers les puits d'eau potable et les rivières», ce qui aurait des «impacts significatifs sur la santé».

Pour répondre à la demande en eau du maïs destiné à la production d'éthanol dans les régions plus arides, le comité avance des solutions qui ne manqueront pas de soulever à leur tour la controverse. Par exemple, l'irrigation avec des eaux usées «biologiquement ou chimiquement impropres à l'irrigation des aliments». Ou la création de nouvelles variétés de maïs (OGM) qui exigent moins d'eau.

Le comité souligne aussi d'autres dangers, comme l'érosion causée par la culture traditionnelle du maïs. Ici, l'impact pourrait être réduit en changeant certaines pratiques. Les usines d'éthanol utilisent aussi beaucoup d'eau. Une raffinerie d'une capacité de 100 millions de gallons utilise autant d'eau qu'une ville de 5000 habitants. À ce rythme, d'ici 10 ans, l'industrie utilisera autant d'eau qu'une ville de près de 2 millions d'habitants.



Thursday, October 11, 2007

Pollution des fleuves : l'agence de l'eau était au courant

L'Agence de l'eau du Rhône et de la Méditerranée était au courant au moins depuis vingt ans de la présence anormalement élevée de pyralène (ou PCB) dans les eaux du Rhône. C'est ce que montre une analyse de cet établissement public datée d'avril 1986, publiée par le site du «Nouvel observateur» mercredi.

Selon un relevé effectué au cours des années 87 à 89, la Saône et l’Isère présentaient des taux de PCB respectivement de 100 et 200 ppb (microgrammes par kg) dans les sédiments. Les concentrations actuelles dans les zones qui ont déclenché les arrêtés préfectoraux d’interdiction de consommation des poissons sont de l’ordre de 15 à 35 ppb. Selon le journal, ce chiffre «conforte la défense de l’usine Trédi, [spécialisée dans la décontamination de transformateurs au pyralène], puisque celle-ci ne déversait pas ses effluents dans ces deux rivières».

Des quantités de PCB trente fois supérieures aux normes actuelles avaient été également mesurées dans le fleuve dès 1987 à Saint-Vallier (Drôme), au sud de Lyon.

1,24 kg de PCB dans le Rhône par jour

Selon un autre document, une très grosse unité de chimie de base du chlore a déversé, du 18 au 24 avril 1986, 1,24 kg de PCB par jour dans le Rhône. A la même époque, l’usine Tredi, à une trentaine de kilomètres en amont de Lyon, était autorisée à en déverser la même quantité.

L’usine Tredi n’est donc plus la seule industrie pointée du doigt. «Le Rhône est également pollué en amont de notre usine, vers la Suisse. Nous ne sommes pas les seuls contributeurs», se défend-on chez Trédi.

Pas une nouveauté pour les écologistes

Pour les écologistes, la pollution du Rhône aux PCB n'est d'ailleurs pas un scoop. «Dès 1985, on a tenu une conférence de presse pour dénoncer les dangers des rejets dans le Rhône», se souvient Etienne Tête (Verts) à 20 Minutes. Les Verts s'appuyaient notamment sur un rapport signé de Christian Brodhag, ingénieur et militant, aujourd'hui délégué interministériel au développement durable. «De nombreuses usines ont rejeté légalement du PCB, mais l'Etat n'a jamais fait l'addition des autorisations de rejets», déplore Hélène Blanchard, vice-présidente de la région chargée de l'environnement.

Photo Jean-Philippe Ksiazek AFP ¦ Vue des berges du Rhône, le 28 septembre 2007 à Lyon
20minutes.fr avec F.C
20Minutes.fr, éditions du 10/10/2007 - 19h22



Wednesday, October 10, 2007

Energie renouvelable : La 1ère centrale à eau de mer

Pour la première fois au monde, une centrale à eau de mer s’apprête à voir le jour, en Norvège. Après dix années de recherche, un groupe norvégien est en effet parvenu à mettre au point une nouvelle forme d’énergie renouvelable dite « osmotique » : le procédé utilise la différence de pression entre l’eau douce et l’eau salée.

C’est une première mondiale : une centrale fonctionnant à l’eau de mer devrait voir le jour en Norvège, courant 2 008.
Dix ans de recherche par les ingénieurs du groupe énergétique norvégien Statkraft auront été nécessaires pour mettre au point ce nouveau procédé dit « osmotique ».


Différence de pression
La technologie « osmotique » utilise la différence de pression entre l’eau douce et l’eau salée. En effet, si deux masses d’eau, l’une salée, l’autre douce, sont séparées par une membrane semi-perméable, la seconde migre vers la première, ce qui engendre un surcroît de pression pouvant être transformé en énergie par le biais de turbines. Une technologie « très prometteuse », selon Baard Mikkelsen, le directeur général de Statkraft, car elle est propre, ne provoque pas d’émissions de gaz à effet de serre « et pourrait devenir compétitive d’ici à quelques années ».


La centrale sera édifiée à Hurum, à 60 kilomètres au sud d’Oslo, et pourra produire entre 2 et 4 Kilowattheure. Mais selon Statkraft, le procédé osmotique, pourrait à terme engendrer, à l’échelle mondiale, environ 1 600 Terawattheure, soit une production équivalente à 13 fois la production hydroélecrtique annuelle de la Norvège qui couvre aujourd’hui la quasi totalité de ses besoins avec de l’énergie d’origine hydraulique.La société Statkraft investira, au total, environ 13 millions d’euros dans la construction de cette centrale d’un nouveau genre.


8 octobre 2007, Anna Musso




Tuesday, October 02, 2007

Les empreintes profondes du bioéthanol

Un rapport de l'association Environmental Defense tire la sonnette d'alarme à propos des impacts environnementaux des biocarburants d'origine céréalière. Selon ce rapport, la forte expansion de la filière bioéthanol dans les plaines centrales des Etats-Unis fait peser d'importantes menaces sur les réserves en eau souterraine et sur les écosystèmes des prairies tempérées.

Neuf bio-raffineries sont en construction, pour une capacité annuelle totale de 2420 millions de litres (contre 270 millions de litres actuellement), dans des secteurs du centre sud des Etats-Unis où l'aquifère des Hautes-Plaines (aussi appelé Ogallala) a accusé les plus fortes baisses piézométriques de son histoire dans les dernières décennies. Cette vaste nappe souterraine (450.000 km2 à cheval sur 8 Etats) constitue la principale réserve en eau de ces secteurs pour les usages agricoles (irrigation) et industriels. Or, l'élaboration d'un litre de bioéthanol consomme entre 3 et 6 litres d'eau. Ce sont donc plus de 10 millions de mètres cubes d'eau qui seraient extraits chaque année des zones déjà vulnérabilisées de cette nappe, au Texas et dans le Kansas notamment.

En outre, on estime que l'implantation de ces nouvelles raffineries inciterait au développement de nouvelles cultures de maïs à proximité, ce qui aggraverait le problème, sachant que la production d'un quintal de maïs nécessite pratiquement un mètre cube d'eau d'irrigation dans les secteurs concernés, et inciterait à la mise en culture de vastes zones de prairies actuellement gelées par l'US Conservation Reserve Program (CRP). Le CRP est un programme du Département de l'Agriculture qui assure un dédommagement aux agriculteurs acceptant de mettre en jachère des terres agricoles fragiles pendant une période contractuelle de 10 à 15 ans. Depuis son instauration, ce programme a permis de protéger près de 20.000 km2 de terres sensibles à l'érosion situées à l'aplomb de l'aquifère Ogallala. Or, selon une estimation de l'USDA, 15% de ces terres seraient susceptibles d'être remis en culture à l'échéance des contrats dans les 4 prochaines années.

L'association recommande la mise en oeuvre de mesures de protection plus efficaces pour les eaux et les sols vulnérables à l'accroissement de la production de matières premières pour les bio-raffineries et l'adoption de normes permettant de discriminer les biocarburants selon leur empreinte environnementale globale.


http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51281.htm

Monday, September 24, 2007

Un musée sous l’eau pour Alexandrie

C’est un musée sous l’eau. Il permettra aux visiteurs de découvrir les vestiges de l’antique Alexandrie, enfouis sous la mer depuis des siècles, récemment découverts par le plongeur archéologue français Franck Goddio.

Le projet est né lorsque l’architecte spécialiste de la construction sous-marine a visité les vestiges d’Alexandrie. Evoqué lors de l’exposition "Trésors engloutis d'Egypte", tenue à Paris en décembre 2006, il bénéficie depuis cet été du soutien officiel du Conseil Suprême des Antiquités Egyptiennes, l’autorité mandatrice, et de son médiatique directeur, le docteur Zahi Hawass.

À l’heure actuelle, des négociations ont lieu entre le Conseil Suprême et l’agence Jacques Rougerie. Elles pourraient déboucher sur un accord de financement des études de faisabilité d’ici fin 2007. "Si tout va bien les études pourront débuter en 2008", espère l’agence d’architecture. Ensuite... pas d'agenda. Quoiqu’il en soit, le projet a le vent en poupe : alors que Nicolas Sarkozy inaugurait cette semaine la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, à Paris, le gouvernement français a annoncé qu’il participerait à la réalisation du musée via un financement Fasep.
"Rassembler les plus belles pièces archéologiques"

D’après l’agence de Jacques Rougerie, "ce musée (…) aura pour vocation de rassembler les plus belles pièces archéologiques découvertes pendant les dernières décennies dans la baie et à proximité, et de les exposer au public dans une ambiance se rapprochant le plus possible des conditions dans lesquelles elles ont été conservées pendant des siècles, à l’abri, quelques mètres sous l’eau."
Extrait du Magazine francophone d'Egypte Alif :

Wednesday, September 19, 2007

La banquise arctique a connu un nouveau record de fonte au cours de l'été

La fonte estivale de la banquise arctique s'accélère. Son extension a atteint un niveau historiquement bas ces derniers jours. Par rapport au précédent record, qui remonte à 2005, l'été 2007 aura vu la superficie des glaces de mer diminuer de l'équivalent de plus de deux fois la surface de la France : au 16 septembre, elles ne couvraient que 4,14 millions de km2, contre 5,32 millions de km2 il y a deux ans, selon le Centre américain de données sur la neige et la glace (NSIDC).

L'Agence spatiale européenne (ESA) fait le même constat à partir des images du satellite Envisat. "La réduction de la banquise était de 100 000 km2 en moyenne chaque année, commente Leif Toudal Pedersen, du Centre spatial danois. Si bien que la perte d'un million de km2 représente une chute extrême." "Battre des records est presque devenu une habitude, note Jean-Claude Gascard, directeur de recherche au Laboratoire d'océanographie et du climat et responsable du programme européen Damocles.

A ce rythme, la banquise estivale pourrait avoir disparu en 2020.