Wednesday, May 09, 2007

Tunisie: Dessalement de l'eau par l'énergie solaire

Selon le journal tunisien La Presse, une usine de dessalement de l'eau par l'énergie solaire vient d'être inaugurée à Ksar Ghilène, dans la délégation de Douz-Nord (Kébili), par M. Abdelaziz Rassaâ, secrétaire d'Etat chargé de l'Energie renouvelable et des industries alimentaires.

Ce projet présidentiel, dont le coût est estimé à 550.000 dinars, aura une capacité de production d'eau potable de l'ordre de 15 mètres cubes par jour.
Par ailleurs, la ville de Douz a abrité les 3 et 4 mai un séminaire sur «L'approvisionnement en eau potable par les énergies renouvelables en milieu rural», à l'initiative de l'Anme avec le concours de l'Aeci, l'Agence espagnole de coopération technique.
Ce séminaire a été l'occasion de faire connaître les techniques de dessalement de l'eau en milieu rural en utilisant les énergies renouvelables et d'examiner les réalités et perspectives de l'approvisionnement en eau en milieu rural et du dessalement des eaux en Tunisie.

Cette initiative et la volonté de promouvoir les énergies renouvelables face à la montée du prix du pétrole, est un bel exemple de la nécessité de coopération entre les pays du Nord et du Sud pour faire face à la crise de l'eau en utilisant le savoir-faire des uns (les technologies des pays du Nord) et les ressources largement disponibles des autres (le soleil dans les pays du Sud).

Photo : usine solaire de dessalement de l'eau

Allafrica.com


Tuesday, May 08, 2007

12 astuces pour économiser l'eau

Sept départements français sont, actuellement, concernés par des restrictions d'eau, sur décret du ministère de l'agriculture : Charente, Var, Alpes de Haute-Provence, Vaucluse et trois départements d'Ile-de-France : la Seine-et-Marne, l'Oise et l'Essonne.

Pour optimiser au maximum son utilisation, voici quelques astuces.
Dans la cuisine

- laver ses légumes, salades et autres fruits au dessus d'un bol de manière à récupérer l'eau utilisée et arroser ses plantes avec.
- ne pas laisser couler l'eau au moment de la vaisselle.
- ne pas prélaver les ustensiles destinés au lave-vaisselle et s'assurer que l'appareil est plein avant de lancer un cycle de lavage, idem pour le lave-linge.


Dans la salle de bain

- préférer les douches au bain
- fermer le robinet au moment du brossage des dents ou du savonnage
- faire installer une chasse à double débit


Dans le jardin

- récupérer les eaux de pluie pour arroser les plantes
- arroser le soir, lorsque l'évaporation est moindre et privilégier l'arrosage des racines
- retourner régulièrement la terre pour faciliter l'absorption de l'humidité et de la rosée
- recouvrir la terre de débris végétaux, d'au moins 5 cm, de manière à ce que la terre reste humide- inutile d'arroser l'herbe- investir dans un système de micro-arrosage qui se charge d'arroser goutte à goutte les plantes et végétaux

L'eau en France en chiffres

(Source : Eau de Paris et Compagnie des Eaux de Paris)
- 150 litres d'eau par jour et par personne consommés, soit l'équivalent d'une baignoire remplie


Dont :

- 1% en boisson
- 6% en repas
- 8% en divers
- 13% en linge
- 21% en sanitaire
- 40% en toilette
- 11% en vaisselle

- 120 à 200 litres d'eau utilisés pour un bain
- 20 à 60 litres d'eau utilisés pour une douche
- 20 à 60 litres d'eau utilisés par un lave-vaisselle
- 20 à 40 litres d'eau utilisés pour une vaisselle à la main
- 60 à 80 litres d'eau utilisés par un lave-linge
- 6 à 12 litres d'eau utilisés par une chasse d'eau
- 120 litres d'eau perdus par jour pour un robinet qui fuit
- 600 litres d'eau perdus par jour pour une chasse d'eau qui fuit


Chiffres publiés sur le site Metro France



Monday, May 07, 2007

Chaleurs records et pénurie d'eau en avril en France, l’été s’annonce difficile

La France a enregistré un record de chaleur, en avril, et sur certains départements du nord de la France, il n'est pas tombé une seule goutte d'eau pendant tout le mois d’avril, selon Météo France. L’été s’annoncerait-il difficile ?
Météo France constate « une anomalie de température de + 4,3°C en moyenne. » Selon l’organisme, « le mois d'avril 2007 a été le plus chaud en France depuis au moins 1950 » et cette anomalie de température « est d'une ampleur exceptionnelle. » Les records de chaleurs concernent l'ensemble de la France.Dans le Sud, les températures ont été supérieures aux normales saisonnières de 3 à 4,0 °C, dans le Centre, dans le Nord et dans l'Est du pays, de 5 à 6,0 °C.

« Avril 2007 se situe en France métropolitaine au premier rang des mois d'avril les plus chauds de la période 1950-2007, loin devant le mois d'avril 1961 (+2,7 °C) et ceux de 1987 et 1952 (+1.9 °C) », précise Météo France, peu rassurante. Un écart de température aussi important avec les normales de saison n'a été observé sur la France qu'à trois reprises depuis 1950 : en juin 2003 avec +4,7 °C), en août 2003 et en février 1990 avec +4,5 °C.En Ile-de-France (Oise, Seine-et-Marne, Essonne), les préfectures ont pris des arrêtés de restrictions de l'usage de l'eau, précise le ministère de l'Ecologie.

Par ailleurs, un comité de suivi de la sécheresse, le premier de 2007, a été convoqué pour jeudi, à l'initiative du ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau. En effet, à la demande de Dominique Bussereau, Ministre de l'Agriculture et de la Pêche, la première réunion du comité de suivi « sécheresse pour l'agriculture » se tiendra le 3 mai prochain. L'évolution récente de la pluviométrie et des températures dans certaines régions françaises nécessite vigilance et anticipation pour préparer la période d'étiage estival.

Dans cette perspective, le comité sécheresse de l'agriculture réunira l'ensemble des organisations professionnelles agricoles, les offices d'intervention agricoles et les services de l'Etat. Il permettra d'anticiper et de préparer les éventuelles actions à entreprendre pour prévenir les effets de la sécheresse sur l'agriculture.

Les services du ministère de l'agriculture se disent mobilisés pour suivre l'évolution de la situation dans les semaines et les mois à venir et prendre les mesures adaptées.
De son côté, la ministre de l’environnement, Nelly Olin, envisage de faire mercredi prochain une communication en Conseil des ministres sur la situation hydrologique en France. En effet, contrairement à l’annonce récente du ministère, Météo France note de son côté que le « bilan pluviométrique est (...) particulièrement déficitaire » et seuls les Pyrénées et le Languedoc-Roussillon échappent à cette règle. Les pluies se sont faits « rares sur tout le reste du pays, surtout dans la moitié nord », précise Météo France. Pas d’eau pour Lille en avril et seulement 5 mm de pluies à Paris …

Wednesday, May 02, 2007

L'eau, l'or du XXIe siècle

Trois milliards de personnes devraient souffrir d'un manque d'eau.
Comment prévenir un tel scénario? La solution se trouve probablement dans la capacité à mieux utiliser l'eau dans l'agriculture et l'industrie, à produire de l'eau potable et la renouveler par épuration.

92% de l'approvisionnement en eau est actuellement contrôlé par les pouvoirs publics. Cependant, les besoins en investissement pour l'entretien, le maintien et la modernisation des infrastructures sont très importants et exigent une grande expertise. Compte tenu de la situation financière délicate de nombreux pouvoirs publics, la part de marché des entreprises privées devrait fortement augmenter d'ici à 2015.

La Banque mondiale estime que des investissements d'environ 600 milliards de dollars américains seront nécessaires pour atténuer la pénurie en eau dans les dix prochaines années.
L'eau devrait être ainsi l'un des produits de base dont le taux de croissance attendu est parmi les plus élevés. Certains experts estiment en effet que le taux de croissance du chiffre d'affaires réalisé par les fournisseurs privés en eau devrait augmenter de 15% par an d'ici à 2010 pour représenter en 2010 un chiffre d'affaires de 400 milliards de dollars américains.

En Europe, 38% de la population est déjà approvisionnée en eau par des groupes privés.En 2015, ce chiffre s'élèvera à 75% de la population européenne devrait être approvisionnée par les groupes privés. Aux Etats-Unis, les fournisseurs d'eau privés détiennent actuellement 14% du marché. Cette part de marché devrait quadrupler d'ici à 2015 pour atteindre 65%. Le marché de l'eau est un marché en pleine expansion.

Les investisseurs peuvent participer à l'aventure de l'eau soit grâce aux produits structurés soit en achetant des valeurs ou des fonds investis dans ce secteur.

L'eau est ainsi de plus en plus désignée comme l'or du XXIe siècle ou l'«or bleu».

Pourtant 70% de la surface terrestre est couverte d'eau: 3% de cette eau est de l'eau douce dont une partie est liée à la fonte des glaces polaires. L'eau douce est donc rare. Un pour cent seulement des réserves mondiales d'eau est potable pour l'être humain. 75% de ce pourcentage est consommé par l'agriculture, 15% par les industries et seulement 10% par la consommation privée.

Depuis 1970 la quantité d'eau disponible a diminué de 40% par personne. 1,3 milliard de personnes souffrent déjà d'un manque d'accès à l'eau potable. Les Nations unies attendent un triplement de la consommation d'eau douce au cours des 30 prochaines années. Il sera donc probablement difficile d'éviter une augmentation de la pénurie en eau potable. Selon les Nations unies, à partir de 2025 l'eau potable sera très rare pour tous.

Sunday, April 29, 2007

Une usine pour boire la rosée en bouteille d’eau

Pouvoir recueillir la rosée fraîchement déposée du matin afin de la conditionner en bouteille d’eau, totalement utopique me direz-vous ? Détrompez-vous, une technologie mise au point par un laboratoire commun entre le CEA, l’ESPCI et le CNRS, permettant de récolter les gouttes de rosée, serait sur le point de voir le jour. Une usine à rosée est même en cours de construction en Inde. Elle produit actuellement jusqu’à 350 litres d’eau potable par nuit lorsque les conditions sont réunies, à savoir un vent faible et une nuit claire.

Cette usine dispose actuellement de 850 m2 recouvert d’un isolant thermique qui condense la rosée, qui ensuite est dirigée vers des bacs où l’eau est ensuite filtrée puis désinfectée avant d’être mise en bouteille. A terme ce gigantesque système de condensation devrait couvrir une superficie totale de 12.000 m2, ce qui devrait permettre de récupérer de 1.200 à 6.000 litres d’eau toutes les nuits. La production d’eau pouvant atteindre 0,7 litres au mètre carré.

Ce projet est coordonné par l’Organisation pour l’utilisation de la rosée (Opur), une association créée par Daniel Beysens. Elle coordonne aussi d’autres projets dans le monde, comme la construction d’une autre usine à rosée de 600 m2 en Inde, une de 300 à 500 m2 au Maroc qui devrait permettre de récolter entre 100 à 250 litres d’eau par nuit. L’Opur travaille aussi à l’établissement d’une cartographie mondiale des sites à rosée.

A l’origine de ces usines à rosée, on trouve une technologie imaginée et développée par le laboratoire dirigé par Daniel Beysens, l’Equipe du supercritique pour l’environnement, les matériaux et l’espace (Eseme). Ces chercheurs ont mis au point un isolant thermique et un revêtement spécial qui peut se refroidir pendant la nuit laissant couler les gouttelettes d’eau qui sont ensuite recueillies.



Wednesday, April 25, 2007

Le changement climatique à l'ONU

Le quotidien Libération titrait la semaine dernière :

Pour la première fois, le Conseil de sécurité a débattu sur le lien entre réchauffement et risque de conflits.

Comme le souligne le quotidien français, "Jamais le changement climatique n'avait été débattu par le Conseil de sécurité. C'est à l'initiative du Royaume-Uni, qui le préside en avril, qu'un débat a pu être organisé mardi sur les menaces que laisse planer ce phénomène sur la sécurité de la planète.

«Aucun forum international ne l'a encore traité sous cet angle», note un document remis par la présidence du Conseil en préparation du débat, auquel plus de cinquante ministres et ambassadeurs ont participé.

Que le sujet soit ainsi débattu et soulevé publiquement signale à quel point la situation liée aux changements climatiques est préoccupante. Il met aussi en lumière s'il était encore possible de l'ignorer à quel point la question de l'eau dans le monde devient critique.

Le journal Libération rapporte que "Aucune décision n'est sortie du Conseil de sécurité, mais le débat de mardi pourra servir de tremplin à la treizième conférence des parties au protocole de Kyoto, à Bali en décembre. Le nouveau secrétaire général, Ban Ki-moon, prendra peut-être dorénavant en compte les facteurs climatiques dans les analyses de risques présentées au Conseil pour que, comme l'a souhaité Margaret Beckett, «le changement climatique soit une menace qui puisse nous rassembler si nous avons la sagesse de ne pas le laisser nous diviser.»

Rapportés au contexte actuel et à la situation écologique de la planète, ces sages propos résonnent comme un écho aux paroles de Martin Luther King lorsqu'il disait :

"Si nous n'apprenons pas à vivre ensemble comme des frères,
nous mourrons ensemble comme des imbéciles."

Tuesday, April 17, 2007

L'eau à Madagascar

Pour les Malgaches, l'eau de pluie est « l'eau de Dieu ». Celle-ci est indissociable de la vie - donc du riz - car, selon le dicton de la Grande Ile, « comme l'eau et le riz, inséparables au champ, inséparables dans la marmite » ; de plus, pour souligner le rôle de l'eau, les riziculteurs affirment avec bon sens : « C'est l'eau qui fait d'une rizière une terre à riz».

A Madagascar, on dit joliment « l'oeil de l'eau » pour désigner une source car l'eau qui sourd de terre voit le ciel. Comme la riziculture est l'activité fondamentale dans ce pays, elle est entourée de nombreuses cérémonies, croyances et pratiques.

Ainsi, le travail dans les rizières de bas fond est interdit trois jours par semaine sinon les Dieux envoient la pluie avec la grêle qui détruirait le riz. Pareillement, c'est la géomancie qui décide du tracé des canaux d'irrigation afin qu'il ne soit pas défavorable à la communauté. Ce tracé est généralement donné par le trajet qu'emprunte... un zébu car c'est toujours celui qui le fatigue le moins.

De plus, la construction des canaux est basée sur des connaissances empiriques et on constate que, dès le XVIe siècle, les canaux passent là où les sols résistent le mieux pour la portance. « La part d'eau » du canal dépend du travail fourni par chacun et celle-ci est en fait un héritage des ancêtres et un moyen d'affirmer son identité et, pour la préserver, les parts d'eau ne se mélangent pas.

En règle générale, les canaux vont toujours tout droit pour bifurquer brusquement vers la parcelle à irriguer. Pour le géographe Hervé Rakoto, de l'Université de Poitiers, le réseau de canaux reproduit ainsi les « bonnes manières » locales car, quand on va voir quelqu'un, on n'aborde le sujet principal de la visite qu'à la dernière minute.


http://www.institutveoliaenvironnement.org/fr/cahiers/symbolique-eau/eau-civilisation/

Saturday, April 14, 2007

L’eau et l’ancienne Egypte


« Tout provient de l'eau universelle et tout y retourne. » Thalès

Thalès enseignait que notre Univers n'est rien d'autre qu'une bulle d'air au sein d'une masse liquide. Cette doctrine est, du reste, proche de celle de l'ancienne Egypte pour laquelle la source de toute vie est la masse d'eau primitive personnifiée sous le nom de Nu et qui est à l'origine des deux fleuves sacrés : le Nil qui donne la vie d'une part et le Ciel sur lequel flotte la barque de Râ, le soleil, d'autre part.
Dans cette masse liquide primordiale des profondeurs infinies flottent, confondus, les germes des choses, affirmaient les prêtres égyptiens dans les papyrus qui nous sont parvenus. (1)

Aujourd'hui, alors qu'un milliard d'êtres humains sur la Terre n'ont pas accès à l'eau potable, il est aisé de mesurer la crise aigue que traverse l'humanité, dont une large population est coupée de la source même de la Vie que représente l'élément Eau. Sans parler de sa profonde signification et de la perte pour la majorité des Hommes de leur lien sacré avec la Terre...

(1) http://www.institutveoliaenvironnement.org/fr/cahiers/symbolique-eau/mythes-eau/

Thursday, March 22, 2007

Journée mondiale de l’eau 2007

La Journée mondiale de l’eau, célébrée le 22 mars de chaque année, a pour thème en 2007 « Faire face à la pénurie d’eau ». Le thème de cette année fait ressortir l'importance croissante de la pénurie d’eau dans le monde et la nécessité de renforcer l’intégration et la coopération afin d’assurer une gestion durable, efficace et équitable de ressources hydriques rares, que ce soit localement ou à l’échelle internationale.

Le site officiel des Nations Unies sur la Journée de l'eau 2007

Monday, November 13, 2006

17 % de l'humanité en manque d'eau potable














AFP/ODD ANDERSENDes femmes transportent des bidons d'eau potable dans une rue de Chokwe, au nord de Maputo (Mozambique) en mars 2000.

Dans son rapport mondial 2006, publié jeudi 9 novembre, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) demande que la communauté internationale reconnaisse le droit fondamental de tout être humain à disposer d'au moins 20 litres d'eau potable par jour, gratuits pour les plus pauvres.

La volonté de l'organisation internationale de mettre, cette année, l'accent sur la crise hydrique est motivée par des chiffres alarmants : 1,1 milliard de personnes n'ont pas accès à l'eau potable et 2,6 milliards sont privées d'assainissement adéquat.

Les Objectifs du Millénaire adoptés en 2000 par les Nations Unies prévoient de réduire de moitié, d'ici 2015, le nombre de ceux qui sont privés d'eau potable et d'assainissement.

Mais en l'état actuel des politiques gouvernementales et des crédits débloqués, ces objectifs n'ont aucune chance d'être atteints, alors que "le monde ne manque pas d'eau", selon Kermal Dervis, administrateur du PNUD. Ce secteur n'est guère prioritaire dans les dépenses publiques des Etats qui lui consacrent moins de 0,5 % de leur PIB et préfèrent investir ailleurs. Ainsi, le budget militaire du Pakistan représente 47 fois celui de l'eau et de l'assainissement.


Pour faire des 20 litres d'eau potable quotidienne par personne un droit fondamental, le PNUD demande aux Etats de placer l'eau et l'assainissement en tête de leurs priorités et de leur consacrer au moins 1 % de leur PIB. Cela implique que "les flux de l'aide internationale (soient) pratiquement doublés, c'est-à-dire augmentés de 3,6 à 4 milliards de dollars chaque année", écrivent les auteurs.

Considérant que 90 % de la population mondiale vit dans 145 pays qui partagent leurs ressources hydriques avec d'autres pays, certains observateurs en ont conclu que des "guerres de l'eau" seront inévitables.

Monday, October 30, 2006

Le Groenland perd cent milliards de tonnes de glace par an


Grâce à des mesures effectuées par satellite, on connaît maintenant précisément l’amplitude de la régression de la calotte glaciaire groenlandaise.Depuis des années, la couverture glaciaire du Groenland se réduit lentement mais sûrement.

Il est toutefois très difficile de quantifier le phénomène car il faut tenir compte de l’épaisseur de la couche de glace et de ses variations saisonnières, voire de fluctuations pluri-annuelles. On sait que la calotte a gagné une belle épaisseur de neige en son centre mais qu’elle a régressé en surface.

Le bilan est tombé : dans un article paru le 20 octobre dans la revue Science, Scott Luthcke (du Goddard Space Flight Center de la Nasa) annonce cent milliards de tonnes de glace perdue par an, soit un peu moins que les pires prévisions qui avaient été faites.

Dans le même article de la revue scientifique américaine, la française Anny Cazenave (Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales, Cnes), spécialiste de la montée du niveau des océans, apporte quelques commentaires. Elle rappelle que ces résultats présentent encore une certaine marge d’incertitude car les mesures n’ont porté que sur deux années, ce qui n’exclut pas les fluctuations naturelles. Mais elle ajoute qu’ils sont en accord avec les autres données, qui montrent tous une accélération de la perte de masse de la calotte glaciaire groenlandaise au cours des dernières années.

Bien mesurer la gravité... de la situation

Comment l’équipe américaine a-t-elle pu mesurer le poids de la glace sur le Groenland ? Grâce à Tom et Jerry… C’est ainsi qu’ont été familièrement nommés les deux satellites de 475 kg chacun du programme américano-allemand Grace, Gravity Recovery and Climate Experiment. Les deux satellites tournent autour de la Terre depuis mars 2002 en se suivant sur la même orbite polaire avec une précision extrême, la distance (de 150 à 300 km selon les cas) étant contrôlée à l’aide d’un faisceau de micro-ondes. Ce tandem mesure en permanence le champ de gravité terrestre de la région survolée, qui fait légèrement varier la distance entre Tom et Jerry. Les chercheurs américains ont épluché deux années de mesures pour se focaliser sur le Groenland.La perte de masse de glace, désormais mesurée, étonne tout de même un peu par sa rapidité. Une explication a pourtant déjà été donnée. Au mois de février, Eric Rignot, glaciologue au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa et Pannir Kanagaratnam, chercheur au Centre de télésurveillance des calottes polaires de l'université du Kansas, expliquaient dans la même revue Science l’importance d’un autre paramètre : les glaciers accélèrent ! Leur mouvement vers la mer, qui se mesure en centaines de mètres par an, a augmenté. La raison pourrait en être le réchauffement de l’atmosphère. En fissurant les glaciers, il permet à l’eau de s’y infiltrer, ce qui facilite son mouvement. D’après Anny Cazenave, ce phénomène serait responsable des deux tiers de la perte de masse de la calotte glaciaire du Groenland. Or, il n’a pas été pris en compte dans les modèles climatologique qui conduisent déjà à une accélération de la hausse du niveau des mers…

http://www.futura-sciences.com/

Image d'illustration :
La mission Grace, avec ses deux satellites, mesure en permanence, depuis 2002, les valeurs locales de la gravité terrestre, influencées par les structures géologiques, la profondeur des océans et l’épaisseur des couches de glace. On voit ici un modèle global où les variations de gravité sont bien sûr exagérées. Crédit : University of Texas Center / Space Research / Nasa

Sunday, October 29, 2006

Fonte des glaciers : une découverte dramatique

Des scientifiques du Climate Change Institute de l’Université du Maine, Etats-Unis, embarqués sur le brise-glace de Greenpeace, l’Arctic Sunrise, ont mené une étude au Groenland sur l’évolution des glaciers.

Les premiers résultats indiquent que le glacier Kangerdlugssuaq, situé sur la côte est du Groenland, pourrait être l’un des glaciers les plus rapides au monde avec une vitesse de déplacement (de l’intérieur de l’île vers la mer) atteignant environ les 14 kilomètres par an. En fait, le glacier "glisse" sur son lit à cause de l’infiltration d’eau de fonte de surface, due au réchauffement climatique. Les mesures ont été prises grâce à une méthode de relevés de haute précision par GPS. Les résultats ont, alors, été comparés avec ceux de 1988 qui était de cinq kilomètres par an, soit une augmentation de + 9 km/an.

D’autre part et contre toute attente, le glacier de Kangerdlugssuaq a perdu en surface : sa longueur s’est restreinte de cinq kilomètres depuis 2001 alors qu’il avait une position stable ces 40 dernières années.

Des glaciers tels que celui de Kangerdlugssuaq transportent la glace depuis le cœur de la calotte glacière du Groenland jusqu’à l’océan où ils libèrent des icebergs. Ces icebergs contribuent à l’élévation du niveau de la mer. A lui seul, le glacier Kangerdlugssuaq draine 4% de la glace de la calotte glacière groenlandaise. Le moindre changement de vitesse de ce glacier prend donc une importance considérable en terme d’élévation du niveau de la mer.

"C’est une découverte dramatique," a déclaré le Dr. Gordon Hamilton, qui a effectué les mesures sur le glacier de Kangerdlugssuaq, assisté de Leigh Stearns, doctorant de l’Université du Maine. "Ces nouveaux résultats indiquent que la perte en glace de la calotte du Groenland, si elle n’est pas compensée par une augmentation équivalente des chutes de neige, pourrait être plus importante et plus rapide que les estimations précédentes", affirme le Dr. Hamilton.

"Comme le réchauffement climatique est plus accentué au Pôle Nord, les glaciers qui se trouvent sous ces hautes latitudes pourraient réagir comme le glacier de Kangerdlugssuaq. Cela pourrait à son tour entraîner de graves implications pour la vitesse de montée du niveau de la mer" ajoute le Dr. Hamilton.

"La fonte des glaciers du Groenland envoie au monde un signal d’alarme : il faut agir sans attendre pour enrayer le changement climatique," prévient Martina Krueger, responsable d’expédition Greenpeace à bord de l’Arctic Sunrise. "Combien d’autres avertissements faudra-t-il à l’Administration Bush et à l’ensemble des pays développés responsables du bouleversement du climat avant qu’ils cessent leur beaux discours et mettent en oeuvre des mesures efficaces ?" s’interroge Martina Krueger de Greenpeace.

Source/auteur : Greenpeace
http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=6734

Monday, October 16, 2006

L'eau, première cause de mortalité dans le monde

6 enfants meurent chaque minute dans le monde
en raison de l'insuffisance
ou l'insalubrité de l'eau.


Près de la moitié de la population mondiale n'a accès ni à l'eau potable ni aux services d'assainissement. C'est sans conteste le plus grand défi sanitaire et économique du XXIe siècle. Nettement moins « visible » que les famines ou les conflits liés à l'approvisionnement en énergie, la bataille de l'eau demeure néanmoins un enjeu stratégique majeur.

« La mauvaise qualité de l'eau est la première cause de mortalité dans le monde », a récemment rappelé devant les députés français Nelly Olin, la ministre de l'Ecologie. Les chiffres divergent, mais le constat de la Banque mondiale fait consensus parmi les experts : l'insuffisance et l'insalubrité de l'eau provoquent la mort de six enfants par minute dans le monde. Soit 3 millions de décès par an !

« L'absence de l'eau ou sa mauvaise qualité tuent dix fois plus que toutes les guerres réunies », a insisté Loïc Fauchon, président du Conseil mondial de l'eau, lors du forum de Mexico, en mars dernier.


Extrait du dossier "Les batailles de l'or bleu"


L'Expansion - Juin 2006

Saturday, October 14, 2006

Université populaire de l'eau








Jean-Marie Pelt ouvre le premier cycle de l'Université populaire de l'eau et du développement durable. Ce scientifique nous éclaire sur la santé de la planète, le niveau des ressources naturelles et la biodiversité.

Comment faire pour éviter le pire ? Quelles mesures prendre pour sauvegarder l'or vert (les forêts), l'or bleu (l'eau), l'or transparent (l'air) et le diamant de la société (l'homme) ?

A l'instar des climatologues, Jean-Marie Pelt suggère aux biologistes du monde entier de peser auprès des grandes puissances pour prendre des mesures pour sauver la vie, les vies. Il propose également un programme ambitieux aux acteurs du pouvoir qu'il évoquera avec nous.
Le Mercredi 18 octobre 2006 Accueil à 19 h
Début de la conférence à 19h30
Entrée libre et gratuite
Exceptionnellement : Espace Robespierre
2, rue Robespierre
94200 Ivry-sur-Seine (métro mairie d'Ivry)

http://www.acme-eau.org/

Thursday, October 12, 2006

Une campagne de communication pour préserver le littoral


Surfrider Foundation Europe est une association à but non lucratif (loi 1901), dévouée à la protection et la mise en valeur de l'océan, des vagues et du littoral.

Elle a été créée en 1990 à l'initiative de surfeurs, dont Tom Curren, triple champion du monde.

Elle rassemble aujourd'hui + de 3500 adhérents et des antennes locales en France et en Europe.

Surfrider Foundation Europe regroupe parmi ses membres des personnes venant de tous les horizons, ayant en commun la passion de l'océan et le souci de protéger le littoral.

Depuis 1990, elle lutte pour garder la mer propre et préserver notre littoral pour que chacun puisse bénéficier du plaisir de la mer.

Analyser l'eau est le 1er geste à faire pour préserver les océans de la pollution. Ainsi, l'association a mis en place un laboratoire d'analyses pour suivre la qualité bactériologique de l'eau, et donc alerter le grand public, permettre l'installation de centres de traitement de l'eau, et organiser des actions de nettoyage adaptées.

Site français de Surfrider Foundation :
http://www.surfrider-europe.org

Wednesday, September 27, 2006

Une vérité qui dérange

Bonjour,

Vous avez sans doute entendu parler du film-documentaire d'Al Gore,
qui met en scène ce qui est en train d'arriver à notre planète et ce qui risque de se produire si les Hommes ne se décident pas à ouvrir les yeux et agir ensemble pour éviter ce désastre écologique annoncé !

Voici la synopsis et un lien vers la bande-annonce du film...

Amicalement,
Brenda



*************

Une Vérité qui dérange

"L'humanité est assise sur une bombe à retardement. Les savants du monde entier s'accordent pour dire qu'il nous reste à peine dix ans pour éviter une catastrophe planétaire - un dérèglement majeur du système climatique qui entraînerait des perturbations météorologiques extrêmes, des inondations, de longues périodes de sécheresse, des vagues de chaleur meurtrières. Cette catastrophe d'une ampleur sans précédent, nous en serions les premiers responsables ; nous seuls pouvons encore l'éviter. Plutôt que de sonner le tocsin de l'apocalypse ou de céder à la délectation morose, Une vérité qui dérange a choisi d'illustrer et de relayer l'action et le combat passionné d'un homme, l'ancien Vice-président Al Gore, qui depuis cinq ans sillonne les États-Unis pour persuader ses concitoyens de l'urgente nécessité de réagir à cette crise."

http://fr.movies.yahoo.com/features/uneveritequiderange.html

Sortie : 11 Octobre 2006Réalisé par Davis Guggenheim avec Al GoreGenre : DocumentaireDurée : 1h38

La bande-annonce du film :
http://fr.movies.yahoo.com/features/uneveritequiderange/ba.html

Tuesday, September 26, 2006

Le paradoxe du Gange


Nul ne peut en douter : si le Gange est considéré par les Hindous comme un fleuve sacré, il est aussi l'un des plus pollués de la planète. Sacrée ou polluée, son eau est un véritable paradoxe...

Un fleuve pollué...

"Face au 1,7 milliard de litres d'eaux usées déversés chaque jour dans la rivière sacrée, les capacités des usines de traitement s'avèrent insuffisantes. Malgré le milliard d'euros dépensé jusqu'ici par le gouvernement indien dans le cadre du Ganga Action Plan (GAP), le Gange continue de suffoquer." ( Libération, article du 31/01/2005 - Le Gange, un dépotoir à fleuve ouvert )

Lire l'article en entier :

http://web.radicalparty.org/pressreview/print_250.php?func=detail&par=12213

... une eau incorruptible

Certains scientifiques ont observé les caractéristiques particulières de cette eau qui "pourrit pas " et a d'étonnantes propriétés de régénération, dans les circonstances où on pourrait s'attendre à trouver une multiplication des germes ( cadavres, déchets...). Un ingénieur environnemental a mesuré que quantitativement, le Gange semble nettoyer les particules en suspension 15 à 20 fois plus rapidement que d'autres fleuves.

From Science Frontiers #94, JUL-AUG 1994. © 1994-2000 William R. Corliss
The Incorruptibility Of The Ganges

Le Gange - Rishikesh


A 24 kms de Haridwar, Rishikesh – la ville des Rishis, est un centre de pèlerinage situé sur les rives du Gange, où vivent de nombreux sâdhus et sages. La ville abrite de nombreux centres de méditation et des écoles de yoga, dont celui du célèbre Sivananda..

Entourée de collines, aux pieds des Himalayas, la ville est le point de départ des pèlerinages aux lieux sacrés de: Badrinath - Kedarnath, Yamunotri, et Gangotri... là où prend sa source le Gange.

Monday, September 25, 2006

Le Gange - Haridwar

Carnets de voyage - Inde.

Haridwar signifie Porte de Hari, un des noms de Vishnu. C'est ici que le Gange surgit de l'Himalaya pour couler dans les plaines. Haridwar est l'une des sept villes saintes de l'hindouisme. Tous les douze ans a lieu le Kumbha Mela, un pèlerinage qui rassemble des millions de pèlerins. Dans l’hindouisme, le Gange (Ganga) est le fleuve purificateur qui s’écoule de la chevelure de Shiva. Il est le symbole des eaux supérieures, l’instrument de la libération, Shiva étant lui-même le destructeur de l’ignorance. Ici le symbolisme de l’eau est étroitement lié à celui de la purification. Et nous sommes loin de la pollution de Bénarès, c’est ici un fleuve de montagne qui coule à grands torrents, dans lequel ces femmes lavent leur linge.

Sunday, September 17, 2006

Le Gange - Bénarès


Carnets de voyage – Inde.

Lors d’un voyage en Inde, en 2003, j’ai découvert la ville de Bénarès. La vie de cette ville singulière est étroitement liée à celle du Gange, son fleuve sacré. Dès l’aube, la vie sur les ghats se déploie et anime les berges jusqu'au crépuscule. S’élevant des temples, on entend psalmodier des incantations. Dans les brumes matinales, les saddhus procédent à leurs ablutions rituelles, puis tout au long du jour, des renonçants méditent, assis dans une parfaite immobilité, aux côtés des groupes de pèlerins et des femmes qui lavent leur linge et leur vaisselle pendant que des enfants jouent à leurs côtés. Une intense et invisible vie spirituelle semble en même temps se dérouler dans les monuments de pierre longeant le fleuve sacré. Etrangement, bien que Bénarès soit l’un des endroits les plus sales, et le Gange l’un des fleuves les plus pollués au monde, je n’ai jamais vu autant de lumière et ressenti autant de paix qu’en ce lieu où ont vécu parmi les plus grands Saints de l'Inde et où affluent chaque année des millions de pèlerins . Malgré toute la pollution qui règne ici, ce n’est pas un hasard si Bénarès, qui doit son nom de Varanasi, aux deux rivières, la Varuna et l'Assi qui se jettent dans le Gange, porte aussi le nom de Kashi, la cité de Lumière.